Guide de planification · boutiques partenaires 3xFiltré · octobre 2026

Ouvrir une boutique partenaire

Ce guide rassemble ce qu'il faut pour planifier l'ouverture d'une boutique 3xFiltré avec un gérant partenaire : le montage juridique, l'économie estimée d'une boutique, le budget d'ouverture, le choix de la ville et du local, le planning, le cadre légal de 2026 et la mise en route. Les montants sont des estimations d'octobre 2026, avec leurs sources, à confirmer pour chaque projet.

0:00 / 3:54 Introduction
L'essentiel en 4 minutesApproche, décisions, frais et partage, revenus estimés, expansion, risques. Sous-titrée, sans son ; chaque séquence renvoie au chapitre du guide.
7 parties · 43 chapitres 13 schémas pas à pas 4 simulateurs Estimations à confirmer
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  • Les mots soulignés en pointillé s'ouvrent : une définition, et le chapitre qui l'explique.
  • Les simulateurs recalculent budget, mois type, comparaison des villes et planning avec vos propres chiffres.
  • Un chapitre lu jusqu'au bout est coché, et le guide se souvient où vous vous êtes arrêté.

Le modèle

Comment une boutique partenaire est organisée : une société par boutique, détenue avec le gérant, sous une holding.
Chapitre

Une boutique, une société, deux associés

Chaque boutique partenaire est une société à part entière, détenue par le groupe et par son gérant. C'est elle qui porte le bail, l'équipe, le stock et le résultat.

Le projet repose sur trois idées. Le gérant partenaire trouve le marché et l'emplacement, ouvre une boutique 3xFiltré et la tient. Les coûts d'ouverture et de fonctionnement sont partagés entre l'enseigne et le gérant. Les bénéfices sont partagés, à 50 / 50 dans la proposition actuelle.

Pour que ce partage soit solide, il passe par une société commune : une SAS « 3xFiltré [ville] » par boutique, dont le gérant et le groupe sont associés. La SAS signe le bail, emploie le salarié, achète le stock et encaisse les ventes. Les charges sont payées par la boutique elle-même ; le résultat remonte aux associés selon leurs parts.

La phrase à retenir

La boutique paie ses charges avec ses ventes. Les associés apportent le budget d'ouverture selon leurs parts, et se partagent le résultat selon ces mêmes parts.

Un montage à valider

Ce guide décrit le montage proposé et ses ordres de grandeur. Les statuts, le pacte, les contrats et la fiscalité sont à arrêter avec l'avocat et l'expert-comptable avant la remise du DIP.

Chapitre

La filialisation : de l'EURL au groupe

La réorganisation est en cours : une holding au sommet, des sociétés d'exploitation en dessous. Ce chapitre décrit les options ; le montage précis sera communiqué dès qu'il sera arrêté.

Aujourd'hui, l'activité est portée par une seule société, une EURL. Pour ouvrir des boutiques en société commune, elle se sépare en deux niveaux : une holding qui détient les participations, et des sociétés qui exploitent. « Filialiser » recouvre en pratique trois opérations, qui ne s'excluent pas.

OpérationEffetCoût indicatifDélai
(a) Apport des parts de Kanalpha à une holdingUne tête de groupe, sans impôt immédiat (report d'imposition, art. 150-0 B ter). Kanalpha garde son SIREN, ses contrats, sa banque et son stock.1 850 à 5 750 € HT1 à 3 mois
(b) Apport partiel d'actifSépare juridiquement deux branches, par exemple le gros d'un côté, le détail de l'autre. Procédure lourde.nettement plus cher3 à 6 mois
(c) Une SAS par boutiqueLa société commune avec chaque gérant. Nécessaire dans tous les cas.quelques centaines d'euros3 à 6 semaines

Sources : Legalstart, Dougs, Eurex (loi de finances 2026), Swim.legal. Coûts et délais indicatifs, à confirmer avec l'expert-comptable. Un commissaire aux apports est requis au-delà de 30 000 € d'apport ou de la moitié du capital.

L'ordre compte

Le plus simple est de créer la holding avant la première société commune. Sinon, Kanalpha souscrit au capital de la SAS, puis ses parts passent à la holding : une seconde opération, avec sa propre valorisation et sa propre fiscalité.

La première question à trancher

Le régime fiscal de la société actuelle. Une EURL détenue par une personne est imposée à l'impôt sur le revenu par défaut ; le régime mère-fille, qui exonère les dividendes des boutiques, exige que la société mère soit à l'impôt sur les sociétés. Il faut donc une holding à l'IS, ou une option pour l'IS.

Chapitre

Pourquoi une société commune

Six montages existent pour développer un réseau de boutiques. Un seul permet au gérant de cofinancer et de partager pertes et bénéfices dans un cadre solide.

Le projet demande trois choses à la fois : le gérant cofinance, par l'aménagement qu'il réalise et sa part des charges ; il supporte une part des pertes éventuelles ; il partage les bénéfices. Les montages classiques du commerce organisé n'en réunissent jamais les trois.

Le piège du contrat « 50/50 » sans société

Un simple contrat de partage des bénéfices réunit les trois critères de la société créée de fait : apports réciproques, partage des bénéfices et des pertes, volonté de collaborer à égalité. Chacun en répond alors de façon indéfinie, et la propriété du bail et du fonds reste floue.

Ce que règle la société commune

La SAS signe le bail, possède le stock et le fonds. Les pertes sont portées par la société, chaque associé dans la limite de ses apports. Les bénéfices remontent en dividendes.

Chapitre

Partager le capital et le résultat

51/49 ou 49/51 pour le capital, 50 / 50 pour l'économie : comment les deux se combinent, et qui préside.

Un capital à 50 / 50 strict expose au blocage : aucune décision ne passe si les deux associés sont en désaccord. Deux répartitions sont donc préférables.

Les statuts d'une SAS peuvent répartir les bénéfices autrement que le capital, et une redevance bien calibrée rapproche aussi l'économie d'un 50 / 50. Ces deux points sont à valider avec l'expert-comptable.

Le gérant, président de la SAS

Le gérant devient normalement président. S'il se verse un salaire, il est assimilé salarié, sans assurance chômage, et ce salaire coûte 75 à 80 % de plus que le net : 2 000 € nets représentent environ 3 500 € de coût pour la société. Les dividendes, eux, ne supportent pas de cotisations sociales. Le guide raisonne donc sur un résultat avant rémunération du gérant, partagé en dividendes.

Le point de vue du gérant

À 12 000 € de ventes HT par mois, une boutique qui paie un salarié à temps plein dégage environ 4 200 € par mois avant impôt. Le partenaire qui tient lui-même le comptoir, avec un salarié en renfort, garde une économie saine.

Chapitre

Les contrats entre le groupe et la boutique

Les statuts et le pacte organisent la société ; la licence et l'approvisionnement organisent le réseau. Ils sont séparés, pour survivre à un changement d'associé.
    Ce que la loi interdit

    Imposer un prix de revente minimum est un délit : 15 000 € d'amende pour une personne physique, 75 000 € pour une société. Seuls les prix conseillés ou maximum sont permis. Une non-concurrence après la fin du contrat est limitée à un an et au local exploité.

    Le DIP doit être sincère

    Le 4 décembre 2024, la Cour de cassation a exigé que les prévisionnels remis avec le DIP présentent un caractère sérieux, et que les juges vérifient si la situation du réseau a changé avant la signature. Les montants de ce guide sont des estimations à confirmer, pas des prévisionnels.

    Chapitre

    Qui apporte quoi

    Le gérant connaît le métier et le terrain ; le groupe apporte la marque, les produits, les outils et la visibilité.
    Les décisions qui se prennent ensemble

    Le choix de la ville et du local, le bail, le budget d'ouverture, le recrutement du premier salarié et la date d'ouverture. Le reste du quotidien appartient à la boutique.

    Chapitre

    Le gérant reste un commerçant indépendant

    Une boutique mono-marque peut faire requalifier son gérant en gérant de succursale. Quelques règles simples l'évitent.

    Le Code du travail (art. L7321-2) protège la personne qui vend des produits fournis exclusivement par une entreprise, dans un local agréé par elle, aux prix et conditions qu'elle impose. Une boutique mono-marque coche presque automatiquement ces trois cases. En 2015, la Cour de cassation a reconnu ce statut à un franchisé dont les prix n'étaient que « conseillés » ; les condamnations ont dépassé 75 000 €.

      Une prudence plutôt qu'un risque avéré

      Aucune décision trouvée n'applique ce statut à l'associé-président d'une société commune avec son fournisseur. Les juges regardent cependant la réalité économique : ces règles valent aussi dans la pratique quotidienne.